Mission chaude et guerre froide

En attendant un quatrième volet des aventures d'Indiana Jones, THQ nous offre un mets de choix. Que les propriétaires de Game Boy Color et de Nintendo 64 se réjouissent, ils peuvent enfin incarner un héros légendaire : Indiana Jones, l'archéologue qu'il vaut mieux compter parmi ses amis. A l'image de cette célèbre trilogie, ce sont deux cartouches mêlant action, aventure mais surtout stratégie, que THQ lancera en France le 27 avril 2001.

LA MACHINE INFERNALE :

La plus vieille des machines connues à ce jour, un enchevêtrement de pistons rouillés, a été retrouvée en 1900 par des plongeurs, au large des côtes grecques. Elle faisait partie de la cargaison d'un vaisseau qui aurait sombré en 78 avant Jésus-Christ. Certains pensent qu'il s'agit du fameux planétarium décrit par Archimède, mais personne ne peut l'affirmer avec certitude. 1947 : la Seconde Guerre mondiale est terminée et le professeur Henry " Indiana " Jones Jr essaye de reprendre sa carrière universitaire et d'oublier son passé tumultueux de chasseur de trésors ; mais en vérité, Indy s'ennuie du haut de sa chaire. Heureusement, le monde reste risqué et aventureux : l'Union Soviétique a divisé l'Europe de son rideau de fer ; la Guerre Froide occupe tant l'Est que l'Ouest et les espions venus du froid fourmillent à la recherche d'une technologie leur assurant la suprématie militaire. Or, il semblerait qu'ils aient trouvé quelque chose d'intéressant dans les ruines de Babylone, là où le roi Nabuchodonosor II avait érigé la Tour de Babel, il y a environ 2 600 ans. La Bible soutient qu'il s'agissait d'une tentative vaine et prétentieuse de parvenir au paradis mais Gennadi Volodnikov, un universitaire russe orthodoxe, émet la théorie selon laquelle la Tour de Babel aurait hébergé une machine complexe, inspirée aux hommes par le dieu ailé Marduk, permettant de traverser l'espace et le temps. Il pense que c'est le fracas occasionné par la mise en route de cette machine qui aurait fait s'effondrer la tour sur les Babyloniens, propulsant quatre des disciples de Marduk et de nombreux morceaux du mécanisme aux confins de la planète. Le but du jeu consiste à incarner Indy qui doit mettre un terme aux dangereuses recherches que mènent les Russes. Des pyramides aztèques aux montagnes Tian Shuan en passant par les labyrinthes des rois de Nubie, les joueurs, plongés dans la peau d'Indiana Jones devront récupérer, sous la surveillance de la CIA, les pièces de la machine infernale.

INDY, UN ARCHEOLOGUE POLYVALENT :

Dans ce jeu, Indy, le super archéologue, ne fait pas mentir sa réputation. Son habileté à manier le fouet n'a fait que progresser et les joueurs devront en tenir compte pour s'en sortir. Indy s'en sert tant pour désarmer ses adversaires ou escalader que pour traverser des gouffres infranchissables. L'usage de la vue s'avère également primordial : on ne court pas tête baissée dans un temple piégé ! Le joueur aura tout intérêt à s'arrêter et à observer soigneusement les lieux pour éviter de mauvaises surprises. Bien plus qu'un jeu d'action, Indiana Jones and the Infernal Machine sollicite à la fois dextérité, persévérance, réflexion et observation. Par exemple : lors d'une escalade, il faudra soigneusement observer la paroi afin d'en repérer les prises et ainsi, déterminer son itinéraire. Comme dans la trilogie, Indy accomplira des prouesses en tout genre, à moins que le joueur ne soit pas à la hauteur, n'est pas Indy qui veut. Entre l'Armée Rouge, les serpents, les scorpions, les araignées, les robots guerriers et les monstres hostiles, le plus célèbre des archéologues aura du fil à retordre. Mais armé d'un automatique, d'une mitraillette, d'un bazooka ou de grenades, Indy deviendra le pire cauchemar de ses ennemis.

UN JEU A LA HAUTEUR DU FILM :

Au commencement, Indiana est équipé de son fouet, d'un revolver, d'une torche, de ses poings et d'une trousse médicale comprenant de l'antivenin, des pansements et autres médicaments à utiliser avec parcimonie. Ce jeu en 3D a bénéficié d'un développement soigné et la vingtaine de niveaux à parcourir est d'un réalisme saisissant. Répondant aux exigences de Nintendo, Indiana Jones and the Infernal Machine dispose d'une jouabilité surprenante permettant à n'importe quel joueur, quel que soit son niveau, de le prendre en main très rapidement. En dehors de l'objectif principal consistant à contrecarrer les Russes, Indy doit récupérer un maximum de trésors dans chacun des niveaux pour faire des scores importants. Chaque phase de transition offre aux joueurs des séquences cinématiques de grande qualité permettant de ne pas perdre le fil de l'aventure et renforçant le réalisme de ce jeu directement adapté de la trilogie de Spielberg.

La version Game Boy Color fait honneur à la console la plus vendue au monde. Avec plus de 15 niveaux remplis d'énigmes et de défis relevés, des séquences d'animation d'une incroyable qualité et des ennemis tenaces, l'univers féerique d'Indiana est désormais disponible au format de poche : un maxi jeu dans une mini-cartouche.

Restituant à la fois l'esprit, le dynamisme et la richesse des films mettant en scène Indiana Jones, THQ nous offre une merveilleuse adaptation de ses aventures. Ce jeu aux graphismes riches, à l'action effrénée et au réalisme saisissant est un produit qui illustre parfaitement le bien-fondé de la politique de licences menée par THQ figurant aujourd'hui au palmarès des meilleurs éditeurs de jeux vidéo au monde.

Format N64 Game Boy Color
Nombre de joueurs 1 1
Sortie 27 avril 27 avril
Prix public conseillé 399 FF/60,73 Euros 229 FF/34,9 Euros

  

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