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La popularité de l'exécutif chute selon le baromètre Metro-Krief Group
Sarkozy et Fillon à la peine La popularité de l'exécutif chute selon le baromètre Metro-Krief Group réalisé par OpinionWay.
La rentrée est morose pour Nicolas Sarkozy. Selon notre sondage Metro Krief Group réalisé par Opinionway, la popularité du chef de l'Etat, après une embellie au printemps, chute brutalement en septembre : moins quatre points, à 42% de Français satisfaits de son action contre 55% de mécontents (+3).
La baisse est à peine moins sévère pour François Fillon, qui perd trois points et tombe à 45 % de satisfaits pour 48% de mécontents (=). Pas de quoi entamer l'année sereinement, alors que de nombreux dossiers brulants attendent le gouvernement et que l'horizon est sombre sur le front social.
Suite du baromètre Metro-Krieg Group: La popularité des ténors du PS en hausse
Le duo de l'exécutif fait surtout les frais de la taxe carbone. Notre sondage, réalisé juste avant les arbitrages rendus jeudi par le chef de l'Etat, montre que les cafouillages sur ce sujet complexe, avec un Premier ministre dont les annonces ont semblé être déjugées par le Président, ont laissé des traces.
Cet impôt vert, très impopulaire auprès des Français, pénalise d'ailleurs aussi Jean-Louis Borloo. Le ministre de l'Ecologie, d'ordinaire épargné par la grogne de l'opinion, subit lui aussi la polémique : il perd six points et est rétrogradé à la deuxième place du classement des ministres.
La popularité des ministres à la baisse
Le mouvement d'humeur contre Nicolas Sarkozy se répercute sur l'ensemble du gouvernement. Si Bernard Kouchner, stable, caracole en tête, la plupart des ministres voient leur taux de satisfaction flancher. Seuls deux membres de l'équipe Fillon tirent leur épingle du jeu.
Luc Chatel, ministre de l'Education depuis juin, progresse de deux points, engrangeant les bénéfices d'une rentrée scolaire gérée en douceur. Il profite surtout d'une plus grande visibilité à son nouveau poste : le pourcentage de sondés qui déclarent ne pas le connaître est en forte baisse. Frédéric Mitterrand, lui, est déjà bien connu des Français, qui encouragent ses premiers pas dans le costume de ministre de la Culture (+ 4). Il rejoint le trio de tête.
"Pas de risques majeurs pour l'exécutif"
L'analyse de Bruno Jeanbart, directeur des études politiques d'OpinionWay
La taxe carbone pèse sur la popularité de Nicolas Sarkozy, mais cette baisse n'est pas forcément un phénomène durable. Il ne faut pas oublier qu'en juin et juillet, le chef de l'Etat avait profité du bon résultat de la majorité aux européennes.
Il en subit peut-être aujourd'hui le contrecoup. Surtout, lorsque l'on croise avec d'autres indicateurs, le moral des Français n'est pas mauvais en cette rentrée. Hormis la taxe carbone, il n'y a pas de sujets qui cristallisent les mécontentements et on ne voit pas poindre de risques majeurs pour l'exécutif en termes d'opinion. Attention toutefois, tout pourrait changer très vite car le contexte social est tendu.

