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10/07/2009

Baromètre OpinionWay METRO-Krief Group - Juillet 2009

Baromètre OpinionWay METRO-Krief Group - juillet 2009

• Le Congrès de Versailles et le remaniement n’ont pas eu d’impact positif sur la popularité de Nicolas Sarkozy et de François Fillon. D’après le baromètre Metro-Krief Group réalisé par OpinionWay du 2 au 7 juillet, les cotes du chef de l’Etat et de son Premier ministre ne progressent que d’un point, avec respectivement 46% et 48% de Français satisfaits pour 52% et 48% de mécontents. C’est surtout au caractère « consensuel » de son intervention du 22 juin que Nicolas Sarkozy doit cette légère amélioration: il gagne neuf points auprès des sympathisants du Modem et six auprès des sympathisants de gauche (moins quatre chez ceux de droite).
• Le remaniement et son jeu de chaises musicales donnent un peu d’air au gouvernement, stable ou à la hausse. Frédéric Mitterrand bénéficie d’un bon capital sympathie pour son entrée dans le classement : 51% d’opinions positives. Mais 33% des Français ne se prononcent pas sur le nouveau ministre de la Culture, attendant de le voir en action.
• Daniel Cohn-Bendit creuse l’écart en tête du classement des leaders de l’opposition. Il conforte sa première place en gagnant 4 points (56% de Français satisfaits). Les socialistes (Martine Aubry, 42%, +2) et François Bayrou (35%, +2) bénéficient d’un « rebond technique ». Ils amortissent quelque peu le choc des élections européennes, mais ils regagnent beaucoup moins que ce qu’ils avaient perdu.
• Interrogés sur le recul de l’âge de la retraite envisagé par le gouvernement et sur le fait de savoir s’ils sont prêts à travailler jusqu’à 67 ans, une très large majorité de Français (73%) se disent opposés à cette idée. Ils ne sont que 36% à privilégier cette piste en matière de financement des retraites, 54% se prononçant pour l’augmentation des cotisations salariales et patronales.

Sarkozy soigne sa gauche

Il gagne un point en progressant chez les sympathisants de l’opposition

Après la forte embellie de sa popularité le mois dernier, Nicolas Sarkozy espérait continuer à capitaliser sur le succès de l’UMP aux européennes. Congrès de Versailles, remaniement, interview dans le Nouvel Obs… Il n’aura pas ménagé sa peine. Mais d’après le baromètre Metro-Krief Group réalisé par OpinionWay du 2 au 7 juillet, la cote du chef de l’Etat ne progresse que d’un point (comme celle de François Fillon), à 46% de Français satisfaits de son action pour 52% de mécontents. Le président de la République peut néanmoins se réjouir d’une évolution : il séduit de plus en plus les électeurs de l’opposition.

Un président « moins clivant »
Si Nicolas Sarkozy connaît une légère amélioration, c’est grâce à l’apport des sympathisants du Modem (44%) et de ceux de gauche (27%), auprès de qui il récolte respectivement neuf et six points supplémentaires, tandis qu’il en perd quatre chez ceux de droite. Il avait déjà connu une forte progression le mois dernier auprès de cet électorat : plus neuf au centre, plus cinq à gauche. « Depuis les européennes, le chef de l’Etat se montre beaucoup plus consensuel, moins clivant, analyse Bruno Jeanbar, directeur des études politiques d’OpinionWay. Même si il reste ferme sur un certain nombre de positions et qu’on est très loin d’une adhésion majoritaire à gauche, il y a eu un changement de tonalité avec le discours de Versailles et l’interview au Nouvel observateur ». Dans cet entretien accordé à l’hebdomadaire de gauche, qualifié de "plan de com'" par le socialiste Claude Bartolone, Nicolas Sarkozy admettait des « erreurs » et assurait être devenu «plus ouvert». A Versailles, le Président s’est aussi voulu consensuel, s’en tenant à de grandes orientations. « La seule chose très prégnante de son discours, c’était l’emprunt, relève Bruno Jeanbar. La mesure fait débat, mais elle plaît idéologiquement à l’électorat de gauche ».
La poursuite de « l’ouverture » lors du remaniement joue en revanche sans doute peu, celle-ci ayant été très limitée, avec seulement deux nouvelles « recrues », le centriste Michel Mercier et Frédéric Mitterrand. Ce dernier bénéficie en tout cas d’emblée d’un bon capital sympathie : 51% d’opinions positives. Mais 33% des Français ne se prononcent pas sur le nouveau ministre de la Culture, attendant de le voir en action. L’effet remaniement, avec son jeu de chaises musicales, donne un peu d’air aux autres ministres. Tous sont stables ou en progression. Reste à voir comment les choses évolueront à la rentrée. Gilles Daniel

Top : Jean-Louis Borloo
Mois après mois, le ministre de l'Ecologie, surfant sur l’intérêt grandissant des Français pour le développement durable, s’impose comme le leader du classement gouvernemental. Il gagne cinq points et recueille 65% d’opinions positives.

Flop : Luc Chatel
Le nouveau ministre de l’Education, pour son entrée dans le baromètre, s’installe au fond de la classe. Une mauvaise note (33%) que l’on peut mettre sur le compte de sa faible notoriété et de l’image négative des réformes menées par son prédécesseur.

L’opposition amortit le choc des européennes

Après leur dégringolade du mois dernier, les leaders de l’opposition commencent à remonter la pente. « C’est un rebond technique puisque tout le monde avait connu une forte baisse après les élections européennes », explique Bruno Jeanbar, d’OpinionWay.

Ce sera dur pour Bayrou
En gagnant deux points, Martine Aubry et François Bayrou amortissent le choc du 7 juin, mais ils sont très loin de rattraper leurs pertes (neuf et quinze points). Pour le leader du Modem, « ce sera certainement un travail de longue haleine pour reconquérir l’opinion, estime Bruno Jeanbar. C’est surtout à gauche, où il était très populaire, que le mal a été fait lors des européennes.» Daniel Cohn-Bendit, en revanche, continue sa progression (+ 4). Après une entrée fracassante dans le baromètre le mois dernier, il creuse l’écart en tête du classement. G.D
 



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